
Seb, c’est mieux
Dans les mois et les années à venir, si je veux insister dans ma voie, il va falloir que j’investisse deux neurones dans une étape de la fabrication de la chanson à boire que jusqu’ici j’ai laissée de côté, par flemme : le mixage. C’est vrai que je sonne « carton épais » et que ça ne tient pas qu’à mon matériel entrée de gamme. Mon équipement est toujours assez bon pour le piètre usage que je sais en avoir et je ne vois pas venir de sitôt le temps où il sera une limite à mes compétences. J’ai déjà prévu de traiter à la ouaneugaine la pièce où je mixe et d’apprendre à utiliser au mieux ce que j’ai. Et de fait j’ai déjà tout. La préoccupation du matériel est le moyen le plus torve, mais le plus sûr de reculer le moment de se mettre au travail.
De fait, j’ai un micro statique, un préampli, une compression, une carte son, un casque fermé, des enceintes de monitoring, pas un maillon de la chaine qui excède les 100 balles en occasion, des guitares réglées aux mieux, et je m’estime heureux parce qu’avec ça mon son est propre. Pas flambant, mais propre ; du fait du soin porté aux prises de son, et aussi de mes arrangements simples et lisibles qui doivent me faciliter le mixage. L’autre chose qui joue en faveur, c’est qu’à part les voix et les guitares, toute l’orchestration est midi, donc jouée par des instruments déjà traités pour trouver assez vite leur juste place dans le mix. Et c’est juste une basse électrique, un clavier qui alterne selon les parties un son de Rhodes, un orgue un peu minéral, et des oberheimeries passagères ; et puis une batterie carrée et groove. Ces trois instrumentistes-là du moins sont en place.
Je pense que le gros de mon travail désormais va être à tailler le gras, à aller au plus simple, et à former mon oreille. Ça ira.

