
Je n’avais pas lu Dumas père depuis ma tendre enfance, je pensais qu’il m’était presque tenu pour acquis à seulement m’en souvenir parcellairement, mais comme je suis curieux ces temps de tout le XIX siècle, que Dumas a porté le cercueil de Balzac et que « La reine Margot » est réputée pour adulte je me suis laissé prendre. Et bien prendre parce que je ne m’attendais pas à accrocher à ces manières d’intrigues de cours, et de boulevard, où les complots qui se nouent dans un coin de Paris ne semblent séparés que d’un couloir ou une antichambre de ce qui peut les dénouer à l’autre bout de la ville. Le lecteur est mis dans la confidence, une place de choix, comme au théâtre, quand même l’intrigue tient du jeu de grosses cordes et des cintres. Et puis les personnages souvent sont des emplois, Marie de Médicis est une méchante seulement trop tordue pour Disney, et les deux gentilshommes, La Môle et Coconas, agis plus qu’agents de ce qui nous est conté deux bons pépères bagarreurs qui sont encore en quête d’une stabilité dans leurs émotions et leurs convictions, qui semblent tout juste avoir atteint le contrôle plein et entier de leurs sphincters. D’une scène à l’autre, ils peuvent s’entretuer pour effacer en lâches une dette d’argent, puis être amis et frères pour toute la vie. Heureusement, le personnage d’Henri de Navarre ne fait pas semblant d’être intelligent, et Margot est une femme forte, ambitieuse et libre.
Au final, lecture de plage même loin de la plage.






