Sang

Sang
Sang ça veut dire chanson en suédois. Et Gustawsson ça veut dire fille de Gustave. Johana ça ne veut rien dire.
SÅNG est un roman dans le genre du “Purge” de Sofi Oksanen, avec la même ficelle narrative où la situation présente s’éclaire à la lumière d’un passé traumatisant lointain, sauf que l’écriture de Johana Gustawsson est plus concise, et plus malicieuse. Un triple homicide en Suède dans les années 2010 s’origine dans les très noires années 50 et l’Espagne de Franco. De courts chapitres sans trop de fioritures passent d’une époque à l’autre, et on comprend assez vite que les quelques scènes très nocives qu’on a à passer sont là pour nous faire vivre la transmission comme héréditaire des grands traumas.
C’est bien ficelé, puisque jusqu’au bout on ne sait pas comme ça va vraiment se dénouer, et que l’intrigue a assez de cruauté : ce ne sont pas ceux qui le mériteraient vraiment qui sont châtiés. C’est tordu, peut-être un poil trop puisque la résolution finale consiste à faire rentrer au chausse-pied trois destins parallèles dans une seule situation. Mais ça ne coince pas assez pour remettre la crédulité à la terre. Et puis à part ici ou là quelques colliers de nouilles stylistiques et des scènes de sexe seulement gratuites, je n’ai jamais été sorti du récit.
Je n'ai jamais vraiment été dedans non plus. Bref je ne relirai pas Johana Gustawsson.

Sang

Sang ça veut dire chanson en suédois. Et Gustawsson ça veut dire fille de Gustave. Johana ça ne veut rien dire.

SÅNG est un roman dans le genre du “Purge” de Sofi Oksanen, avec la même ficelle narrative où la situation présente s’éclaire à la lumière d’un passé traumatisant lointain, sauf que l’écriture de Johana Gustawsson est plus concise, et plus malicieuse. Un triple homicide en Suède dans les années 2010 s’origine dans les très noires années 50 et l’Espagne de Franco. De courts chapitres sans trop de fioritures passent d’une époque à l’autre, et on comprend assez vite que les quelques scènes très nocives qu’on a à passer sont là pour nous faire vivre la transmission comme héréditaire des grands traumas.

C’est bien ficelé, puisque jusqu’au bout on ne sait pas comme ça va vraiment se dénouer, et que l’intrigue a assez de cruauté : ce ne sont pas ceux qui le mériteraient vraiment qui sont châtiés. C’est tordu, peut-être un poil trop puisque la résolution finale consiste à faire rentrer au chausse-pied trois destins parallèles dans une seule situation. Mais ça ne coince pas assez pour remettre la crédulité à la terre. Et puis à part ici ou là quelques colliers de nouilles stylistiques et des scènes de sexe seulement gratuites, je n’ai jamais été sorti du récit.

Je n’ai jamais vraiment été dedans non plus. Bref je ne relirai pas Johana Gustawsson.

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