Guitare Frankenstrat’

J'ai accordé une de mes plus vieilles guitares en Do pour pouvoir jouer une chanson que j'ai en chantier depuis un moment qui est très simple et très ardue, et qui m'a demandé presque d'en rêver pour la comprendre. Cette guitare, qui est un instrument Frankenstein, assemblage de pleins de corps morts, avec une électronique de kéké, je l'aurais martyrisée et lui aurais fait endosser le cumul de toutes mes incompétences, alors que le l'adore. Elle n'a jamais été aussi sexy, look déglingue, mais octave enfin juste, et quand même limite fausse de toute façon parce qu'une guitare équipée d'un manche 21 cases et de grosses cordes, accordée en do, c'est forcément un accordage en chewing-gum, en plus elle crachote, le blindage des défonces n'est plus à la masse, elle interrompt son signal, et si ça ne suffit pas elle n'est pas ultra agréable à jouer. Mais c'est une vraie bombe. Le chevalet étant un Floyd bas de gamme bloqué, au lieu de couper les boules j'ai monté les cordes à l'envers et j'ai laissé toute leur longueur au niveau de la tête et des clés, avec les boules, si bien qu'en plus elle est hirsute.
Et l'accordage en Do est vraiment à creuser. Pour le chant. Il y a standard qui s'appelle la guitare baryton qui est un La, et qui bénéficie de jeux de cordes dédiés vendus et vantés dans quelques commerces précieux - tout ce qui touche à la guitare est précieux, souvent tout sauf la musique. Il y a un modèle de guitare entre la guitare et la basse, je ne suis pas dedans, je suis trop aigu, mais je comprends un peu sa nécessité, c'est dire si je suis précieux.
Je fais les choses sérieusement ces temps, et si je me plante ce n'est pas grave. Je passe plus de temps à m'exercer qu'à me planter. C'est nouveau. Je gamberge aussi beaucoup, certainement beaucoup pour rien, mais gamberger c'est ça. Et j'ai plaisir à apprendre.  Et comme j'ai dit j'ai passé toute une nuit à rêver que je comprenais comment faire mienne la simplicité presque débile de la guitare de cette chanson qui traine depuis mon époque corse. C'est un gimmick en picking, mais c'est vrai que l'armature est en 7/4. Le pouce est logique sur les temps 1, 3... et 6. Bon ça, déjà il faut travailler, mais ce n'est pas plus compliqué que le 5/4 de Seven days. Ce qui est pénible, alors que je n'emploie qu'un seul autre doigt pour jouer la séquence, l'index, c'est que ce doigt-là, qui appartient à la même main que le pouce, doit jouer en trois pour deux sur les trois premières mesures. Et ce, sans position d'accord. Sans que le système CAGED soit utilisable. Si, sûrement, mais pas à mon niveau.
Le pied, en somme.
J'ai accordé une de mes plus vieilles guitares en Do pour pouvoir jouer une chanson que j'ai en chantier depuis un moment qui est très simple et très ardue, et qui m'a demandé presque d'en rêver pour la comprendre. Cette guitare, qui est un instrument Frankenstein, assemblage de pleins de corps morts, avec une électronique de kéké, je l'aurais martyrisée et lui aurais fait endosser le cumul de toutes mes incompétences, alors que le l'adore. Elle n'a jamais été aussi sexy, look déglingue, mais octave enfin juste, et quand même limite fausse de toute façon parce qu'une guitare équipée d'un manche 21 cases et de grosses cordes, accordée en do, c'est forcément un accordage en chewing-gum, en plus elle crachote, le blindage des défonces n'est plus à la masse, elle interrompt son signal, et si ça ne suffit pas elle n'est pas ultra agréable à jouer. Mais c'est une vraie bombe. Le chevalet étant un Floyd bas de gamme bloqué, au lieu de couper les boules j'ai monté les cordes à l'envers et j'ai laissé toute leur longueur au niveau de la tête et des clés, avec les boules, si bien qu'en plus elle est hirsute.
Et l'accordage en Do est vraiment à creuser. Pour le chant. Il y a standard qui s'appelle la guitare baryton qui est un La, et qui bénéficie de jeux de cordes dédiés vendus et vantés dans quelques commerces précieux - tout ce qui touche à la guitare est précieux, souvent tout sauf la musique. Il y a un modèle de guitare entre la guitare et la basse, je ne suis pas dedans, je suis trop aigu, mais je comprends un peu sa nécessité, c'est dire si je suis précieux.
Je fais les choses sérieusement ces temps, et si je me plante ce n'est pas grave. Je passe plus de temps à m'exercer qu'à me planter. C'est nouveau. Je gamberge aussi beaucoup, certainement beaucoup pour rien, mais gamberger c'est ça. Et j'ai plaisir à apprendre.  Et comme j'ai dit j'ai passé toute une nuit à rêver que je comprenais comment faire mienne la simplicité presque débile de la guitare de cette chanson qui traine depuis mon époque corse. C'est un gimmick en picking, mais c'est vrai que l'armature est en 7/4. Le pouce est logique sur les temps 1, 3... et 6. Bon ça, déjà il faut travailler, mais ce n'est pas plus compliqué que le 5/4 de Seven days. Ce qui est pénible, alors que je n'emploie qu'un seul autre doigt pour jouer la séquence, l'index, c'est que ce doigt-là, qui appartient à la même main que le pouce, doit jouer en trois pour deux sur les trois premières mesures. Et ce, sans position d'accord. Sans que le système CAGED soit utilisable. Si, sûrement, mais pas à mon niveau.
Le pied, en somme.

J’ai accordé une de mes plus vieilles guitares en Do pour pouvoir jouer une chanson que j’ai en chantier depuis un moment qui est très simple et très ardue, et qui m’a demandé presque d’en rêver pour la comprendre. Cette guitare, qui est un instrument Frankenstein, assemblage de pleins de corps morts, avec une électronique de kéké, je l’aurais martyrisée et lui aurais fait endosser le cumul de toutes mes incompétences, alors que le l’adore. Elle n’a jamais été aussi sexy, look déglingue, mais octave enfin juste, et quand même limite fausse de toute façon parce qu’une guitare équipée d’un manche 21 cases et de grosses cordes, accordée en do, c’est forcément un accordage en chewing-gum, en plus elle crachote, le blindage des défonces n’est plus à la masse, elle interrompt son signal, et si ça ne suffit pas elle n’est pas ultra agréable à jouer. Mais c’est une vraie bombe. Le chevalet étant un Floyd bas de gamme bloqué, au lieu de couper les boules j’ai monté les cordes à l’envers et j’ai laissé toute leur longueur au niveau de la tête et des clés, avec les boules, si bien qu’en plus elle est hirsute.

Et l’accordage en Do est vraiment à creuser. Pour le chant. Il y a standard qui s’appelle la guitare baryton qui est un La, et qui bénéficie de jeux de cordes dédiés vendus et vantés dans quelques commerces précieux – tout ce qui touche à la guitare est précieux, souvent tout sauf la musique. Il y a un modèle de guitare entre la guitare et la basse, je ne suis pas dedans, je suis trop aigu, mais je comprends un peu sa nécessité, c’est dire si je suis précieux.

Je fais les choses sérieusement ces temps, et si je me plante ce n’est pas grave. Je passe plus de temps à m’exercer qu’à me planter. C’est nouveau. Je gamberge aussi beaucoup, certainement beaucoup pour rien, mais gamberger c’est ça. Et j’ai plaisir à apprendre.  Et comme j’ai dit j’ai passé toute une nuit à rêver que je comprenais comment faire mienne la simplicité presque débile de la guitare de cette chanson qui traine depuis mon époque corse. C’est un gimmick en picking, mais c’est vrai que l’armature est en 7/4. Le pouce est logique sur les temps 1, 3… et 6. Bon ça, déjà il faut travailler, mais ce n’est pas plus compliqué que le 5/4 de Seven days. Ce qui est pénible, alors que je n’emploie qu’un seul autre doigt pour jouer la séquence, l’index, c’est que ce doigt-là, qui appartient à la même main que le pouce, doit jouer en trois pour deux sur les trois premières mesures. Et ce, sans position d’accord. Sans que le système CAGED soit utilisable. Si, sûrement, mais pas à mon niveau.

Le pied, en somme.

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