
Façon puzzle
Je viens de sortir mon troisième scopitone sur YouTube, sur une chanson que je me suis trop précipité à boucler. Alors que j’avais de la marge, pour soigner mieux le texte et mon chant. Elle est sur les plateformes de streaming depuis dix jours et j’aurais vraiment pu mettre autrement à profit ce temps pour travailler une version moins regrettable. Mais ce n’est pas grave, la SACEM sait qu’un titre « Gicle » de Léon Sojac est distribué, je pourrais revenir avec une V2 plus assumée quand j’aurais le temps.
Pour finaliser une chansonnette je suis obligé de trimbaler le disque dur de ma session de travail, d’un tour en XP où je bricole mon arrangement midi, à une autre tour plus récente où j’enregistre ma guitare et où je m’essaye au sound design, puis à l’ordinateur et le rack préampli-compression qui me permet de saisir ma voix en plateau vlog – c’est le disque dur qui fait le voyage, ou tout le matériel, le choix n’est pas un peu cornélien – puis retour à la tour de sound design pour le mixage sur de bonnes enceintes. Ça fonctionne comme ça de manière satisfaisante, mais pas sans le risque de perdre des données avec toutes ces manipulations.
Des données ou toute une journée de travail, comme la journée d’hier dont j’étais si fier.
Je veux mon ouin-ouin.






