Trois jours à tuer

Trois jours à tuer

Je pousse trop loin le j'm'enfoutisme face à ma ringardise sur bien des points, mais le plus handicapant est l'absolue rigidité que j'adopte par pétoche pure dans le domaine de mon approche de la technologie sondière et musicale. Ce qu'on appelle la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Quand je m'y suis mis, à la fin des années 90, j'étais déjà à la ramasse de quelques métros, et toutes mes tentatives pour combler partie de mon retard ont depuis été des échecs. Je n'ai consenti en tout et pour tout qu'à deux révolutions industrielles : l'écriture pas à pas à la souri de la musique en midi et l'enregistrement en audio d'une seule piste à la fois. 

Et je ne caricature pas, je maintiens en vie un ordinateur antique qui fait tourner Windows XP 32 bits, et mobilise trois tiroirs pour des pièces détachées au cas où (barrettes de Ram de 500Ko, cartes PCI Sound Blaster Live, Disques durs IDE) seulement parce que je suis resté bloqué sur les interfaces de deux logiciels archaïques de séquence midi. Big Boss 6 de chez Musicalis qui ne nécessite pas d'installation, propose une édition rudimentaire, mais très lisible (il y a 8 niveaux de volume pour chaque note déposée, du rose très pâle ou rouge vif) et une piste audio, mais ne permet pas de changer l'armature rythmique d'une mesure à l'autre dans l'arrangement, et ne sauvegarde pas le tempo qui est ramené à 120 au chargement du fichier. Et Recording Session de chez MaxiSound (codé pour Windows 3-1 s'il vous plait) séquenceur dont l'interface est une partition d'orchestre qu'on remplit en notation musicale classique, mais qui permet de passer d'une mesure en 5/4 à une mesure en 11/8 si on est joueur et qui enregistre le tempo. Je pose les bases de mes arrangements en jonglant entre ces deux logiciels-ci et en pilotant les quelques sons préhistoriques en SF2 que je peux charger dans la mémoire de ma carte Sound Blaster Live. 

Et quand la base est acquise je peux importer le fichier dans une station de travail d'aujourd'hui, dans un STAN (pour station de travail audionumérique, logiciel dédié à enregistrer, éditer, mixer et produire de la musique et du son) à la page, Cubase en l'occurrence et retrouver des pyrotechnies sonores, des possibilités infinies d'éditions, d'enregistrement, de traitements et de mixage. 

Dès lors est-ce que je me complique l'existence à conserver comme une bulle temporelle mes process des années 90 et les machines qui vont avec ? Pas du tout. Mais alors pas du tout du tout. Sauf si vraiment on soutient que toutes les opérations effectuées sur ma vieille machine, peuvent l'être plus efficacement, avec un meilleur son, une idée du rendu final à chaque note posée, et avec infiniment plus de souplesse directement dans la machine de destination. Sauf quand on sait que ce serait juste un coup à prendre.
Trois jours d'adaptation à prévoir.
Trois jours à tuer

Je pousse trop loin le j'm'enfoutisme face à ma ringardise sur bien des points, mais le plus handicapant est l'absolue rigidité que j'adopte par pétoche pure dans le domaine de mon approche de la technologie sondière et musicale. Ce qu'on appelle la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Quand je m'y suis mis, à la fin des années 90, j'étais déjà à la ramasse de quelques métros, et toutes mes tentatives pour combler partie de mon retard ont depuis été des échecs. Je n'ai consenti en tout et pour tout qu'à deux révolutions industrielles : l'écriture pas à pas à la souri de la musique en midi et l'enregistrement en audio d'une seule piste à la fois. 

Et je ne caricature pas, je maintiens en vie un ordinateur antique qui fait tourner Windows XP 32 bits, et mobilise trois tiroirs pour des pièces détachées au cas où (barrettes de Ram de 500Ko, cartes PCI Sound Blaster Live, Disques durs IDE) seulement parce que je suis resté bloqué sur les interfaces de deux logiciels archaïques de séquence midi. Big Boss 6 de chez Musicalis qui ne nécessite pas d'installation, propose une édition rudimentaire, mais très lisible (il y a 8 niveaux de volume pour chaque note déposée, du rose très pâle ou rouge vif) et une piste audio, mais ne permet pas de changer l'armature rythmique d'une mesure à l'autre dans l'arrangement, et ne sauvegarde pas le tempo qui est ramené à 120 au chargement du fichier. Et Recording Session de chez MaxiSound (codé pour Windows 3-1 s'il vous plait) séquenceur dont l'interface est une partition d'orchestre qu'on remplit en notation musicale classique, mais qui permet de passer d'une mesure en 5/4 à une mesure en 11/8 si on est joueur et qui enregistre le tempo. Je pose les bases de mes arrangements en jonglant entre ces deux logiciels-ci et en pilotant les quelques sons préhistoriques en SF2 que je peux charger dans la mémoire de ma carte Sound Blaster Live. 

Et quand la base est acquise je peux importer le fichier dans une station de travail d'aujourd'hui, dans un STAN (pour station de travail audionumérique, logiciel dédié à enregistrer, éditer, mixer et produire de la musique et du son) à la page, Cubase en l'occurrence et retrouver des pyrotechnies sonores, des possibilités infinies d'éditions, d'enregistrement, de traitements et de mixage. 

Dès lors est-ce que je me complique l'existence à conserver comme une bulle temporelle mes process des années 90 et les machines qui vont avec ? Pas du tout. Mais alors pas du tout du tout. Sauf si vraiment on soutient que toutes les opérations effectuées sur ma vieille machine, peuvent l'être plus efficacement, avec un meilleur son, une idée du rendu final à chaque note posée, et avec infiniment plus de souplesse directement dans la machine de destination. Sauf quand on sait que ce serait juste un coup à prendre.
Trois jours d'adaptation à prévoir.

Trois jours à tuer

Je pousse trop loin le j’m’enfoutisme face à ma ringardise sur bien des points, mais le plus handicapant est l’absolue rigidité que j’adopte par pétoche pure dans le domaine de mon approche de la technologie sondière et musicale. Ce qu’on appelle la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Quand je m’y suis mis, à la fin des années 90, j’étais déjà à la ramasse de quelques métros, et toutes mes tentatives pour combler partie de mon retard ont depuis été des échecs. Je n’ai consenti en tout et pour tout qu’à deux révolutions industrielles : l’écriture pas à pas à la souri de la musique en midi et l’enregistrement en audio d’une seule piste à la fois.

Et je ne caricature pas, je maintiens en vie un ordinateur antique qui fait tourner Windows XP 32 bits, et mobilise trois tiroirs pour des pièces détachées au cas où (barrettes de Ram de 500Ko, cartes PCI Sound Blaster Live, Disques durs IDE) seulement parce que je suis resté bloqué sur les interfaces de deux logiciels archaïques de séquence midi. Big Boss 6 de chez Musicalis qui ne nécessite pas d’installation, propose une édition rudimentaire, mais très lisible (il y a 8 niveaux de volume pour chaque note déposée, du rose très pâle ou rouge vif) et une piste audio, mais ne permet pas de changer l’armature rythmique d’une mesure à l’autre dans l’arrangement, et ne sauvegarde pas le tempo qui est ramené à 120 au chargement du fichier. Et Recording Session de chez MaxiSound (codé pour Windows 3-1 s’il vous plait) séquenceur dont l’interface est une partition d’orchestre qu’on remplit en notation musicale classique, mais qui permet de passer d’une mesure en 5/4 à une mesure en 11/8 si on est joueur et qui enregistre le tempo. Je pose les bases de mes arrangements en jonglant entre ces deux logiciels-ci et en pilotant les quelques sons préhistoriques en SF2 que je peux charger dans la mémoire de ma carte Sound Blaster Live.

Et quand la base est acquise je peux importer le fichier dans une station de travail d’aujourd’hui, dans un STAN (pour station de travail audionumérique, logiciel dédié à enregistrer, éditer, mixer et produire de la musique et du son) à la page, Cubase en l’occurrence et retrouver des pyrotechnies sonores, des possibilités infinies d’éditions, d’enregistrement, de traitements et de mixage.

Dès lors est-ce que je me complique l’existence à conserver comme une bulle temporelle mes process des années 90 et les machines qui vont avec ? Pas du tout. Mais alors pas du tout du tout. Sauf si vraiment on soutient que toutes les opérations effectuées sur ma vieille machine, peuvent l’être plus efficacement, avec un meilleur son, une idée du rendu final à chaque note posée, et avec infiniment plus de souplesse directement dans la machine de destination. Sauf quand on sait que ce serait juste un coup à prendre.

Trois jours d’adaptation à prévoir.

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