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L'OuJoPo

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L'Ouvroir de Joie Potentielle

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L'Ouvroir de Joie Potentielle
  • Making-of

    Bon

    ParSojac 9 juillet 2026 18:0029 juillet 2026 21:36 Making-of
    Bon      
Bon, c'est mal barré. J'ai l'impression que le projet Requiem est lancé pour être une charge et seulement une charge. Trop de travail et trop de stress, pas de satisfaction dans le résultat au plan artistique, déjà pas de plaisir à l'écriture et au tournage, de la gêne au montage des rushs, au visionnage de la vidéo, de ses effets, de mon acting, de ma gueule ; mon concept qui ne saute pas aux yeux, parce que filandreux et mal porté. Et puis les résultats concrets enfoncent le clou. C'est un bide, encore, une gêne partagée. 

Le bon côté, c'est que les deux chansons publiées tiennent un peu mieux la route, que le premier clip est débile, mais fonctionnel, et que je sais que je peux mieux faire. Le bon côté donc, c'est que ma détermination est intacte : Il faut que je fasse mieux.

Je recommence tout ? Tout un autre projet, un autre format, une esthétique plus maitrisée, plus engagée. Il faut que je fabrique Sojac, et il ne faut pas que ce soit mon Nième avatar de looser démerdard, mais repentant à moitié. Il faut que je rentre dans le lard qui est le mien. J'ai pour moi le nerf de la dérision à bon droit et les nerfs d'un physique discipliné. Il faut que je joue là-dessus. Que j'en fasse moins, mais que je le fasse mieux.

La vérité c'est que je n'ai pas envie de voir la vidéo 2, et que je ne peux plus voir ces deux couillons de Sakapin et Sakafrui. Je n'abandonne pas. Je recommence.
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  • Post-it

    La grande dame     

    ParSojac 7 juillet 2026 18:0029 juillet 2026 21:35 Post-it
    J'ai cru reposant de lire un petit London entre deux lectures plus copieuses, mais j'en étais resté à ma demi-déception du Loup des mers, et, dans les faits, j'ai totalement subi le souffle et la tenue tête haute de La Petite Dame dans la grande maison. Je retrouve la belle littérature américaine du début du siècle qui, dans le fond, est mon veau d'or à moi, et qui fait de moi un territoire benoîtement occupé. Que ce texte est beau, que ces personnages sont grands, comme c'est triste, mais fatal, ce qui leur arrive. Quel bien inespéré je viens de me faire…
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  • Making-of

    Recording session

    ParSojac 2 juillet 2026 18:0029 juillet 2026 21:32 Making-of
    J'ai gambergé très en amont mon dispositif d'enregistrement audio et me suis assuré d'avoir le minimum vital de compétences et de matériel pour un rendu au moins proprement exploitable. Mais, comme pour tout ce que je touche, je n'ai pas réussi à prévoir tout ce qui était pourtant prévisible. Et qui clignotait et lancinait de loin, même.
Pour la captation de mes parties de guitare, je n'ai pas trop à me blâmer, au contraire. J'ai suffisamment travaillé mon sujet en amont pour que les enregistrements se fassent en trois prises et sans complications de mise en œuvre. Parmi mon cheptel de guitares, il en est deux avec lesquelles j'ai développé de vraies « intimités », et je n'enregistre que ces deux-là, sans passer par mon pédalboard, juste en prélevant le son très propre de mon ampli Carlsbro. Je branche, je joue. Je raffine ou détériore le signal ensuite, s'il y a lieu. Je suis assez content de ça.
Par contre, pour le chant, il a fallu que je change mon fusil d'épaule. Avec un matériel moyen, mais à ma main — préampli, micro statique et casque fermé —, j'ai cru optimiser mes chances en choisissant comme cabine de prise mon cagibi, qui est tout petit et mitoyen de trois cagibis voisins très peu passants, en haut, en bas et sur un des côtés. La pièce est minuscule, réduite encore par une penderie fournie et une étagère de vêtements sur lesquels j'ai installé des mousses acoustiques amovibles. J'y tiens tout juste debout devant un micro statique lové dans un bouclier acoustique, et l'espace est clos par un rideau lourd. L'ordinateur et la carte son sont embarqués sur une desserte, que j'appelle R2D2, que je peux rouler loin de la sensibilité de mon micro. Et ça marche, mais…
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  • Post-it

    Tutrices

    ParSojac 30 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:29 Post-it
    Tutrices

Par ailleurs, j'ai découvert le cahier de chantier de Polly Jean Harvey. C'est exactement ce que je veux faire. Elle dessine plutôt bien, a le sens de la page et du blanc, qui est vraiment brut. Je ne pense pas que je pourrais faire ça sans faire semblant de faire ça, et je sais que cela va m'obliger à redessiner et à réaquareller, alors que je n'ai déjà pas le temps pour les tombereaux d'obligations qui font mes journées, mais c'est l'idée. Il s'agit de documenter ma création, il s'agit de troquer mes cahiers de panique contre un cahier de poésie. Il faut que je fasse des chansons.


Par ailleurs, j'ai pris dans le museau le « live » — plutôt la captation sans public — de Saint Vincent, qui s'intitule Down and Out Downtown, date du 4 août 2021, dure une cinquantaine de minutes, comporte une dizaine de chansons et où elle joue la guitare et chante en la merveilleuse compagnie de merveilleux musiciens. C'est... merveilleux de bout en bout. Très daté seventies dans l'humeur, le Rhodes, les arrangements, le phaser, les trois choristes ; elle a un jeu de guitare qu'elle glisse entre deux phrases chantées, qui les complète plus qu'il ne les orne, une économie de moyens, un sens du déstabilisant et un son de ses morts d'entre les morts. Et la maîtrise de l'image est FOLLE. Annie Erin Clark réalise le projet de l'impératrice.
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  • Making-of

    WordPress

    ParSojac 25 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:27 Making-of
    Le site "Oujopo.wordpress.com" n'a pas été mis à jour depuis longtemps, et d'ailleurs beaucoup d'articles renvoient vers des liens obsolètes. De fait j'ai fait un long break et le nouveau projet dans lequel je me suis lancé m'a semblé mériter une manière de tabula rasa. Et ça tombe bien puisque le nom de domaine "oujopo.com" s'est libéré, et c'est à cette adresse et sur ma chaine YouTube que vous suivez désormais les péripéties liées à mon "Requiem pour ma gueule".
Jusqu'à décision contraire, je conserve le site "Oujopo.wordpress.com" comme archives, et je tâcherai au moins d'y pratiquer un sérieux élagage à heure perdue. Merci de votre attention et merci à vous si vous m'avez suivi jusqu'ici.
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  • Post-it

    Blood and guts

    ParSojac 23 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:25 Post-it
    Blood and guts
J'ai reculé le moment, mais finalement j'ai cédé : j'ai lu Méridien de sang de Cormac McCarthy, dont j'ai appris en cours de route qu'il s'agissait plutôt d'un roman de jeunesse. Par rapport, du moins, à ses deux autres incontournables que sont La Route et Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme.
C'est une lecture éprouvante, peut-être plus encore que La Route. C'est en tout cas une autre épreuve, mais toujours le même style, parfois d'un lyrisme déroutant pour rendre compte d'horreurs sans nom. Les paysages sont magnifiés tout autant que les bains de sang.
Le gamin qui apparaît comme jeté là est un enfant-soldat, et il est difficile de ne pas subir le récit avec son regard à lui, quand bien même son point de vue n'est jamais adopté dans les pires exactions et atrocités commises, alors même qu'on ne sait pas ce que lui-même commet. La seule boucherie à laquelle il prend part, c'est en tant que rescapé d'un massacre, d'une orgie de sang, avant d'être intégré à la bande de John Joel Glanton. Après, il fait sans doute ce qu'il ne peut pas ne pas faire.
Livre désespérant, à tenter pour les cœurs bien accrochés.
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  • Requiem pour ma gueule

    Requiem pour ma gueule – 1

    ParSojac 21 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:24 Requiem pour ma gueule

    D’abord : la série de vidéos « Requiem pour ma gueule » est une fiction, et même pas un peu une autofiction. Le peu que l’auteur gesticuleur y révèle de sa vie pose seulement les conditions où ce qu’il en invente est plausible.

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  • Making-of

    La vie en rose – Livre audio

    ParSeror 18 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:22 Making-of
    Couverture : (c) 2017 - Raphaëlle GONIN, encre de Chine sur papier.

    D’après une série de dessins de Raphaëlle Gonin

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    Lie to me

    ParSojac 16 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:18 Post-it
    La mouche m'a piqué de relire Les Mots, et cela tient beaucoup, je suppose, à l'envie en douce de confronter Sartre à mes retrouvailles récentes et un peu déçues de Camus. Sartre est quelqu'un que j'ai appris à mésestimer avec les années, à l'instar de Voltaire et autres divas sans colonne, mais je gardais un souvenir assez précis et impressionné de ma première lecture, de son contexte aussi, et je dois dire que l'impression reste intacte. Le monsieur est habile, retors, fiable comme par inadvertance, bonimenteur sans fard, mais quel brio, quelle ironie, quelle bonimenteur ! Ici, pas de délicatesse, pas de lyrisme, et pas d'analogies dentelières, sinon des morsures à l'ourlet. La forme synthétise.

Pour le fond, on n'est pas obligé de prendre ce qui nous est donné, mais cela vaut, en ramassé, les 3 000 pages de À la recherche du temps perdu ; c'est plus vite dit, moins creusé, probablement pas moins ni plus sincère, reçu avec la bouche tordue surtout quand on doit croire sur parole que la fantasmagorie la plus intime du monsieur est l'optimisme. Il aura été plus sincère quand il disait à Beauvoir que son grand malheur était de ne pas savoir dire non, mais que cela était amplement compensé par le fait qu'il n'avait aucune parole. J'ai bien aimé aussi, pas jusqu'au bout,  mais je suis dans la «recherche» jusqu'au cou.
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  • Making-of

    Déplacement de produit

    ParSojac 11 juin 2026 18:0029 juillet 2026 21:16 Making-of
    Déplacement de produit

Le flash spécial de Sakapin et Sakafrui est la reprise d’un format développé dans ma tentative de vlog quotidien sur YouTube. C’était l’épisode du dimanche. La plupart des vidéos estampillées Sakafrui et Sakapin sont toujours en ligne sur ma chaîne, quand j’en ai effacé quasi tout le contenu. Dans mon nouveau projet, ce sera un intermède voué à communiquer les informations inhérentes à Requiem pour ma gueule, à mes activités d’auteur, aux sorties de livres, de disques, aux expositions éventuelles, etc… mais sur un mode idiot.

Dans la forme, on a affaire à l’édition spéciale d’un journal télévisé : un générique avec un globe qui tourne et une musique kitsch, mais corporate, que j’ai bricolée dans un style télégénique. Le plateau est en carton ondulé et le présentateur est assis derrière un pupitre, face caméra. Il s’agit de Sakapin, un homme encravaté (en l’occurrence moi), avec sa tête prise dans un sac en papier, et qui énonce onctueusement la nouvelle qui prévaut à l’apparition du « flash spécial » dans le cours de la vidéo. Le sujet lancé, il se tourne légèrement pour donner la parole à un envoyé spécial qui se trouve en duplex à l’épicentre de l’info du jour et qui apparaît en incrustation sur la gauche de l’écran. Le reporter, c’est Sakafrui : juste une main passée, comme dans une marionnette, dans un petit sac en papier, avec un nœud papillon autour de l’avant-bras, et qui débite son reportage d’une voix nasillarde et très enthousiaste.

Sakafrui ne donne jamais l’information qu’il est censé donner, se perd dans des insignifiants, ne connaît pas son sujet, passe du coq à l’âne jusqu’à parler de lui-même ou de ce qui lui vient de crétin, jusqu’à ce que Sakapin l’interrompe et rende, dans une demi-confusion, l’antenne. Les informations évoquées dans le flash seront éclaircies et développées dans la description.

À noter : dans le monde de Sakafrui et Sakapin, l’entité « Laurent Seror » est un auteur à succès d’une telle envergure qu’il en a donné son nom à une corporation, à un building en centre-ville, et que l’actualité regorge de ses frasques et caprices de playboy milliardaire. Il est connu comme le magnat du roman de gare.
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